Environ 30% des déchets ménagers sont biodégradables : en moyenne, c’est 100 kilos de déchets par an et par habitant que l’on peut composter.
Le compostage reproduit le cycle de la nature. Peu à peu, les déchets se décomposent avec l’action de micro-organismes. Au bout de plusieurs mois, ce processus aboutit à la production d’un engrais naturel : le compost.
Incorporé à la terre, il restitue la matière organique et les éléments nutritifs qui l’enrichissent. On peut l’utiliser au printemps (en engrais organique) et à l’automne (en amendement organique).
Composter
- Déchets de cuisine
- épluchures de fruits et légumes
- restes de fruits
- marc de café et filtres
- sachets de thé et infusions
- restes de repas
- coquilles d’œufs et fruits de mer écrasés
- Déchets du jardin
- feuilles mortes, taille de haies
- déchets de potager
- mauvaises herbes (non grainées)
- branchages de petite taille
- paille, foin, écorce, vieille terre
- algues
- Déchets ménagers
- serviettes et mouchoirs en papier, essuie-tout
- sciures et copeaux
- viande, poisson, produits laitiers
- huile de friture
- gazon
- pomme de terre flétrie
- cendres de bois
- litière minérale ou biodégradable
- vieux chiffons en fibres naturelles
- excréments d’animaux
- cartonnettes et emballages plastiques
- boîtes d’œufs en polystyrène
- étiquettes des fruits et légumes
- végétaux contenant des substances toxiques ou à décomposition difficile (thuya, résineux)
- plantes traitées chimiquement
- branches de grosse taille
- matière fécale humaine
- cartons imprimés, tissus, papiers glacés, imprimés couleurs
- sacs et poussières d’aspirateur
- mégots de cigarettes
- cendres de charbon, barbecue
Règles d’or
Varier les déchets pour obtenir un équilibre entre les différents apports de composition complémentaires (cuisine / jardin ; sec / humide).
Il ne faut pas apporter trop de déchets à la fois.
Maintenir une humidité suffisante car le compost a besoin d’eau, surtout au départ.
Si le contenu se dessèche trop, le processus s’arrêtera. Au contraire, s’il est noyé, le compost pourrira. Trop d’humidité empêche l’aération, freine le processus et dégage des odeurs désagréables.
Aérer le compost en mélangeant régulièrement. Mélanger chaque nouvel apport avec le précédent.
Pour limiter les couches homogènes et épaisses, un mélange d’une hauteur de fourche est suffisant dès lors qu’il est régulier.
Problèmes et solutions
Le compost manque d’air ou il a trop d’eau.
Il faut retourner le tas et ajouter des matériaux grossiers ou riches en carbone (sciure de bois, paille, feuilles).
Le compost est trop riche en matières brunes, dures (feuilles, branchages).
Il faut ajouter des matières vertes et humides (gazon, épluchures), arroser puis brasser l’ensemble de mélange.
Le mélange manque d’air et il y a trop d’humidité.
Il faut le laisser sécher et apporter de la matière sèche (feuilles, petits branchages).