Pendant six mois, des élèves de CM1 et CM2 de quatre écoles du territoire ont imaginé, écrit et réalisé une bande dessinée pour sensibiliser au harcèlement scolaire. Un projet collectif qui favorise la réflexion, la créativité et le vivre-ensemble.
Comment parler du harcèlement scolaire avec les enfants ? En leur donnant la parole. C’est le défi relevé par des élèves de quatre écoles du territoire, à Bazouges-Cré-sur-Loir, La Fontaine-Saint-Martin et La Flèche (Descartes et André-Fertré), qui ont participé à la création d’une bande dessinée collective de 40 pages.
Accompagnés de leurs enseignants et de la conseillère pédagogique de circonscription, les élèves ont d’abord découvert les mécanismes du harcèlement scolaire avant d’imaginer leurs propres histoires. Réunis en petits groupes puis en classe entière, ils ont écrit les scénarios et les dialogues, en s’inspirant de leur imagination et des univers qui les touchent.
Une création collective pour sensibiliser autrement
Le projet a ensuite pris une nouvelle dimension avec l’intervention de l’illustrateur Anthony Cocain. Présent à deux reprises dans les classes, il a accompagné les élèves dans le découpage des planches et la mise en scène des histoires, avant de réaliser l’ensemble des illustrations.

Fruit de plusieurs mois de travail, cette bande dessinée est l’aboutissement d’un projet pédagogique porté par un groupe de travail intercommunal dédié à la lutte contre le harcèlement scolaire. Il réunit de nombreux partenaires, parmi lesquels la CAF, des associations locales, des parents d’élèves et des éducateurs.
À travers cette réalisation, les élèves ont pu exprimer leur vision du harcèlement, développer leur créativité et réfléchir à l’importance de l’empathie, du respect et du vivre-ensemble. Les histoires imaginées montrent souvent une prise de conscience des personnages et rappellent qu’il est possible d’agir pour prévenir le harcèlement et favoriser des relations plus bienveillantes à l’école.